Lors du changement d’altitude d’
un convoyeur , il convient de s’assurer de ne pas dépasser la pente maximale du
convoyeur à bande.
En effet, le risque est de rencontrer certains dysfonctionnements : glissement en arrière, roulades, détérioration des produits transportés, bourrage.
Plusieurs paramètres influent sur cette valeur limite, il existe donc différents moyens ou alternatives à mettre en œuvre pour utiliser intelligemment et efficacement le
convoyeur à bande.
1) Limites empiriques des convoyeurs à bande :

Il suffit de tracer une verticale passant par le centre de gravité de l’objet à transporter sur le
convoyeur à bande et de s’assurer que celle-ci passe bien pas le tiers central de la base. De la sorte, nous sommes forcément dans le polygone de sustentation, avec une marge de sécurité pour contrer les effets inertiels dus aux variations de vitesse ou aux défauts de planéité de la surface de contact.
2)
Contraintes supplémentaires avec les convoyeurs à bandeTout ce qui impacte le coefficient d’adhérence entre le
convoyeur à bande et le colis à transporter est à prendre en compte :
- une atmosphère grasse
- la présence de liquide ou un taux d’humidité élevé
- une température excessive (maxi 60° pour une bande en PVC, 105° pour une bande modulaire en PP)
- une accélération forte entre le convoyeur amont et le convoyeur incliné
Lorsque le
convoyeur inclin

é est suivi par un
convoyeur courbe, il convient de prévoir un
convoyeur dit en « jetée courbe » qui permet de faire basculer le colis venant de la partie inclinée sur une partie horizontale droite ; ceci est indispensable si l’on souhaite que le colis transporté bénéficie de la rotation complète.
En effet, le colis va commencer sa rotation lorsque son centre de gravité passe du
convoyeur amont (rectiligne) au
convoyeur aval (courbe). Si le
convoyeur incliné débouche directement sur la courbe, le colis sera – sous l’effet de sa vitesse - projeté dans la courbe et commencera sa rotation avec du retard. Sa rotation sera donc incomplète, ce qui peut être préjudiciable à la qualité du traitement ultérieur visé (impression, étiquetage, remplissage…).
(
Convoyeur à bande incliné avec bande rugueuse)
3)
Moyens complémentaires pour bien utiliser le convoyeur à bande D’une manière générale, le coefficient d’adhérence est impacté par les matériaux choisis (plus ou moins tendres) et la texture des surfaces (plus ou moins alvéolée ou agrippante).
Le type de bande du
convoyeur à bande sera donc choisi en fonction des fonctionnalités souhaitées :

* Bande extra-lisse ou glissante : réservée aux surfaces horizontales et lorsqu’on souhaite un glissement entre la bande du
convoyeur et la charge à transporter (cas du changement de direction, de l’accumulation,.. ;)
* Bande semi adhérente
* Bande adhérente
* Bande rugueuse : la surface de contact est striée ou à picots
*Bande à tasseaux : lorsque la limite empirique présentée au chapitre 1 est impossible à respecter, il convient de transporter le colis non plus uniquement grâce à l’adhérence des matériaux mais grâce à un obstacle.
Le cas général est réalisé grâce à des tasseaux soudés à chaud sur la
bande du convoyeur 
Une inclinaison de 22° est la valeur limite à partir de laquelle le choix d'une bande à tasseaux est préferé à celui d'une bande rugueuse.
(Exemple de
convoyeur à bande à tasseaux et bords de contenance)
4)
AlternativesLa limitation angulaire du
convoyeur peut être un problème car elle génère des contraintes de place incompatibles avec l’espace disponible. Une solution consiste à utiliser un
élévateur vertical.
La pente d’un
convoyeur à bande se détermine donc aisément par la méthode empirique décrite.
L’intégration du choix du matériau de la bande ainsi que sa texture permet de fiabiliser le fonctionnement.
En cas d’impossibilité technique, il vaut mieux s’orienter vers un
convoyeur à bande à tasseaux ou vers un
convoyeur élévateur vertical .